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Stefdebarcelo |
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Un peu d'absence.Quand tu es arrivé au sommet de la montagne, continue de grimper. Je ne suivrais pas ce proverbe chinois. Non, je vais plutôt suivre les idées de Marie et me retirer tranquillement ou plutôt venir moins souvent. Il y a tant de chose à faire, en effet, ne serait-ce que contempler la beauté des choses.
Chef d'Equipe Haute Montagne Eté (suite)Après une première journée en neige, nous voila partis en rocher. Une course en rocher, c'est parfois une marche d'approche dans la neige. Mettre ses chaussons d'escalade au bord de la neige, voila une chose bien étrange.
Puis c'est parti pour une petite aventure.. En montagne, il n'y a pas spécialement des points partout, cela dépend de l'équipeur et de l'idée de l'engagement qu'il veut donner. Alors on prévoit les pitons, les coinceurs, les mousquetons et les sangles.
Arrivée au sommet, une petite photo pour immortaliser l'histoire et on attaque la descente en rappel.
Puis c'est le retour au refuge ou l'on profite d'une pause bien mérité.
Chef d'Equipe Haute Montagne EtéLes beaux jours sont arrivés avec l'été, c'est le moment de continuer ma formation. Après un stage cet hiver, me voila maintenant à la formation été.
Nous sommes partis dans le massif du Mont-Blanc, une région magnifique avec des possibilités incroyables pour ceux qui veulent pratiquer la montagne.
Le séjour a commencé en Suisse, au refuge d'Orny, par une belle course en neige, à l'Aiguille du Tour. Une belle ascension, du blanc, du bleu et du rocher, tout cela au dessus des nuages car en vallée, le temps n'était pas terrible. Mais pour nous, c'était magique.
La première sortie, s'est poursuivie par une instrution sur la glissade et le comment s'en sortir. Apprendre à enrailler une chute en utilisant son piolet, mais aussi remonter sur une corde fixe ou sortir son compagnon de cordée qui est tombé dans une crevasse. Bref, une première journée bien chargée mais bien agréable. Il suffisait d'ailleurs de voir nos visages de retour au refuge pour le constater.
Les couleurs de la natureSamedi midi, la pluie s'arrête, le temps s'éclaircit. Il n'en faut pas plus pour que je prenne mon sac à dos, mon appareil photo et mes chaussures de rando. Une petite balade toute simple, aux abords de la ville, dans la campagne détrempée par cette longue période de pluie. Et là, c'est l'émerveillement, l'herbe est verte et les plantes en fleurs sont chargées de couleurs. Des bleus, des jaunes, des mauves, toutes les couleurs de l'arc en ciel sont aux rendez-vous. En regardant de plus près, il y a aussi des formes de toutes sortes. Les insectes sont aussi présents, tout ce petit monde s'active avant la prochaine averse. Il ne faut pas aller bien loin pour rencontrer tout cela. Il suffit juste de prendre son temps et d'observer cette nature si belle. Vous aussi, à la campagne ou en ville, essayez de regarder et vous serez émerveillés.
Berbéris commun Orchis pourpre Cytise faux ébenier
Dame de onze heure Muscari à toupet
Sauge des prés Aubépine monogyne
Véronique petit chêne Bleuet des montagnes
Les poissons sont contents, les hommes moins.Ici, on ne sait plus trop bien depuis combien de temps il pleut. Pendant un certain temps, c'était l'unique sujet de la vallée.
Imaginez, dans les Alpes de "Haute Provence" (avec un accent sur le mot Provence), plusieurs jours sans soleil, c'est une catastrophe.
Voila maintenant plus de deux mois qu'il y a des nuages dans le ciel. Pour la pluie, je ne sais plus très bien mais cela fait aussi pas mal de temps.
En plus de cela, la chaleur du printemps apporte la fonte de la neige.
Depuis quelques jours le sujet de discussion a évolué. En effet, la pluie qui ne cesse de tomber fait progressivement monter le niveau de l'eau. La rivière est en crue et la situation devient critique. Tout les autorités et personnes compétentes sont en alerte, la préfecture, la gendarmerie, les pompiers, la DDE, tout le monde surveillent la situation. Lorsque l'on parle avec les anciens, cela leurs fait penser aux inondations de 1957, lorsque l'Ubaye est sortie de son lit pour rentrer dans les villages. Il y avait 2.70m d'eau dans le centre bourg de Jausiers. De là à faire peur aux habitants, il n'y a qu'un pas.
Ce qui est sur, c'est que lorsque l'on va voir cela de plus près, c'est impressionnant. Après avoir regardé les quelques photos sur ce billet, fermez les yeux et imaginez le bruit que cela peut bien faire. Dans les gorges, c'est un grondement assourdissant qui me laisse pantois.
Espérons qu'il n'y ai pas un gros bloc de pierre ou un tronc d'arbre qui viennent boucher une buse ou se bloquer sur une pile de pont, ou encore une coulée qui dévale de la montagne, entrainant tout sur son passage. Dans la situation actuelle, chaque évolution de ce type peut devenir catastrophique.
Dame nature serait-elle en colère ? Je ne pense pas mais cela nous rappelle que nous sommes bien petit devant cette immensité.
Le bonheurEn lisant le dernier billet de Dany, j'ai eu envie de vous envoyer ce petit texte très bien écrit.
LE BONHEUR
On se persuade souvent soi-même que la vie sera meilleure après s'être marié, après avoir eu un enfant, et ensuite, après en avoir eu un autre... Plus tard, on se sent frustré, parce que nos enfants ne sont pas encore assez grands et on pense que l'on sera mieux quand ils le seront. On est alors convaincu que l'on sera plus heureux quand ils auront passé cette étape. On se dit que notre vie sera complète quand les choses iront mieux pour notre conjoint, quand on possédera une plus belle voiture ou une plus grande maison, quand on pourra aller en vacances, quand on sera à la retraite... La vérité est qu'il n'y a pas de meilleur moment pour être heureux que le moment présent. Si ce n'est pas maintenant, quand serait-ce? La vie sera toujours pleine de défis à atteindre et de projets à terminer. Il est préférable de l'admettre et de décider d'être heureux maintenant qu'il est encore temps. Pendant longtemps, j'ai pensé que ma vie allait enfin commencer, « La Vraie Vie! » Mais il y avait toujours un obstacle sur le chemin, un problème qu'il fallait résoudre en premier, un thème non terminé, un temps à passer, une dette à payer. Et alors la vie allait commencer ! ! ! ! Jusqu'à ce que je me rende compte que ces obstacles étaient justement ma vie. Cette perspective m'a aidé à comprendre qu'il n'y a pas un chemin qui mène au bonheur. Le bonheur est le chemin. Ainsi passe chaque moment que nous avons et plus encore : quand on partage ce moment avec quelqu'un de spécial, suffisamment spécial pour partager notre temps et, que l'on se rappelle que le temps n'attend pas. Alors, il faut arrêter d'attendre de terminer ses études, d'augmenter son salaire, de se marier, d'avoir des enfants, que ses enfants partent de la maison ou, simplement, le vendredi soir, le dimanche matin, le printemps, l'été, l'automne ou l'hiver, pour décider qu'il n'y a pas de meilleur moment que maintenant pour être heureux.
LE BONHEUR EST UNE TRAJECTOIRE ET NON PAS UNE DESTINATION !
Il n'en faut pas beaucoup pour être heureux. Il suffit juste d'apprécier chaque petit moment et de le sacrer comme l'un des meilleurs moments de sa vie. Canoë en ArdècheLa recette :
- Réunir une bande d'amis
- Avoir la chance d'avoir la météo avec nous
- Prévoir quelques appros pour passer une soirée sympa
- Un peu de moralex pour les parties d'eau calme, lorsque les bras chauffent un peu
- De la bonne humeur
Et le tour est joué pour un week-end de canoë avec bivouac au milieu.
Les photos parlent d'elles-mêmes.
Escalade dans les CalanquesLa météo est tellement mauvaise depuis bientôt deux mois que tout nos projets de sorties sont modifiés.
Du coup, au lieu de monter à Chamonix pour notre semaine escalade, notre choix s'est porté sur les Calanques de Cassis.
Un paysage magnifique que je ne connaissais pas. C'est sur, j'y retournerai soit pour grimper soit pour randonner.
Des exercices de sauvetage sur rappel, les pieds dans le vide au dessus de la mer, le côté sensation était présent.
Grimper, assurer les copains et puis rigoler entre camarades,
Encore un bon moment de la vie, de passer.
Du pur bonheur, tout simplement !!! Chef d'Equipe Haute MontagneJe viens de terminer ma formation de chef d’équipe haute montagne hiver. Une période intense qui a monopolisé pas mal mon emploi du temps habituel, mais quel bonheur. Un stage ou l’on apprend les bases de l’alpinisme hivernal afin de pouvoir assister les chefs de détachement lorsqu’ils emmènent du personnel en montagne.
Course mixte (neige et rocher), déplacement avec crampons, ski sur glacier, manœuvre de sauvetage et auto sauvetage en crevasse, bref, tous les rudiments de l’alpinisme. Cela ne veut pas dire que je suis devenu un pro, mais cette formation m’a apporté beaucoup. Sur un plan technique tout d’abord ou j’ai pu me perfectionner dans ce monde magique et sur un plan personnel ou je me suis un peu plus découvert.
Tous les jours, nous étions en vadrouille sur des sommets tous aussi beaux les uns que les autres. Je me suis rendu compte que j’avais changé de dimension par rapport aux sorties que je faisais précédemment.
Se balader au dessus de 3800m avec la respiration haletante, monter dans des couloirs de 50° avec les crampons, puis les redescendre, les skis aux pieds, escalader une cascade de glace ou encore bivouaquer dans un petit refuge à 3100m après 1635m de montée, voila un peu le type d’activités que j’ai eu la chance de faire.
Et maintenant, me direz-vous ? Et bien, je continue l’entraînement, car après l’hiver, il y a l’été. Encore un beau stage en perspective. La neige est encore un peu là, alors je continue le ski mais je reprends aussi l’escalade puis la randonnée à pieds. Je n’oublie pas aussi le parapente car un stage de perf se profile dans quelques semaines. Et puis lorsque j’ai envie de me détendre, je vais pêcher à la mouche (et oui, l’ouverture, c’était hier) Vous comprendrez aisément qu’avec toutes ces activités, l’envie de pianoter sur le PC ne soit pas trop présent.
Se faire plaisir, Voila bien là, l’essentiel !!! La vallée blancheLorsque l’on aime le ski de randonnée, il y a une chose qu’il faut faire absolument. C’est la descente de la vallée blanche. Sa réputation n’est plus à faire, l’itinéraire est un boulevard. On rencontre un peu de tout, des professionnels avec leurs clients, mais aussi des skieurs alpins et pas mal d’inconscients. Dans ce milieu de haute montagne, certains se croient sur une piste de ski d’une station à la mode et oublient les dangers qui sont tout de même bien réels. C’est comme cela que j’ai pu voir un gars qui descendait en jeans, sans lunettes, avec un simple pull marin sur le dos.
L’itinéraire est très classique mais d’une grande beauté. Imaginez plutôt, Un tracé qui ressemble à une piste verte avec un passage en rouge mais tout cela sur 25kms de descente. Un pur bonheur. Le danger est néanmoins bien présent. Tout d’abord, on est en altitude. On démarre au sommet de l’aiguille du midi, c'est-à-dire à 3842m. Autour de nous, le Mont-Blanc, le Tacul, le Maudit et plein d’autres sommets mythiques.
Ensuite, on ski sur un glacier. Cela signifie qu’en dessous de la neige, il y a de la glace avec toutes ces crevasses cachées. Inutile de préciser qu’il faut éviter de sortir de l’itinéraire sans spécialiste et malgré cela, le risque d’un effondrement est encore réel. Bref, des précautions s’imposent. Cela veut dire, corde dans le sac, baudrier avec broche à glace et nécessaire d’auto-sauvetage obligatoire.
Nous, on est parti avec Thierry, un copain, guide de haute montagne qui a travaillé pas mal de temps à Chamonix et qui connait bien le coin. Avec lui, il y avait Bernard, Philippe, Alex, Chantal et ma pomme. Après une petite descente de vingt bonnes minutes, nous n’avons pas pu résister au plaisir de monter au col d’Entrèves, juste histoire de dire que l’on n’a pas fait que de la descente. A cette altitude, on ressent l’effort un peu différemment. Le souffle est un peu coupé, le cœur s’accélère, mais c’est magique.
Thierry s’arrête régulièrement pour nous montrer tel couloir, tel sommet, gravit par untel dans des conditions pas possibles. Toute l’histoire de l’alpinisme chamoniard y passe. La descente se passe paisiblement et l’on peut, à chaque pause, apercevoir la banane que forme notre sourire. Tout ce qui nous entoure est sublime. Par chance, l’enneigement étant bon, on descend jusqu’à Chamonix, les skis aux pieds. Au final, nous avons parcouru 25 kms de descente en 6h30 tranquillement, en admirant des séracs, des crevasses, des faces de granit qui donnent envie de grimper et tout cela avec un soleil radieux et un ciel d’un bleu pur qui nous rappelle notre chez nous.
Instant fugace de bonheur !!!
Une histoire simpleUn rendez-vous, quelques coups de téléphone, les copains en appellent d'autres. On se retrouve à 9 pour une petite sortie en ce dimanche matin. Le temps n'est pas au grand bleu mais ça va. Et oui, on devient vite exigeant dans cette région. La sortie est une balade, alors on ne se met pas la pression et on monte tranquillement. La cadence convient d’ailleurs à tout le monde.
Arrivée au petit colu, on perçoit rapidement le vent qui souffle bien fort. Et oui, avant, dans la montée, on était bien à l’abri, mais là, ce n’est plus la même histoire. Vite, la goretex sur le dos et la capuche sur la tête. La montée sur l’arrête se fait tranquillement mais avec une certaine concentration tout de même car on pourrait facilement se faire renverser par ce vent.
Du coup, la pause au sommet est particulièrement courte. Juste le temps d’enlever les peaux de phoque et mettre les skis en position descente.
Et là, c’est partie, la neige est extra. Un bonne poudreuse comme on les aime. Une descente de toute beauté entre les arbres ou dans ces petits découverts. Une descente idéale pour se perfectionner en virage sauté et autres godilles dans la peuf.
Puis c’est l’arrivée. Tout le monde a le sourire aux lèvres et les yeux pétillants. Du coup, la pause casse-croute se fait en bas près du départ des pistes de fond. Saucisson, magret de canard fumé et pastaga. Eh oui, ici, c’est la montagne mais « de haute Provence » (avé l’accent, SVP, oh puté con !!!) alors le pastaga, c’est important. Retour à la maison à 13h30, des images plein les yeux, une joie très forte, un plaisir d’avoir partagé un bon moment et déjà une question dans la tête. C’est quand, la prochaine fois ??? | |||